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mixte 250-250

   
Une fille et 7 garçons
Le retour à une vie presque normale, presque comme avant vient de se concrétiser pour la joyeuse équipe du cyclo club de Saint-Avold. Sur l’invitation de son président un groupe de 8 s’est retrouvé dans la bonne humeur… et la chaleur écrasante sur le parking de la salle du foyer de Hellimer ce jeudi 12 août.
Le départ avait été fixé à 13h30 et je pensais en arrivant peu après 13h00 que j’allais devoir patienter un certain temps pour voir arriver les copains et les copines, eh bien non un grand nombre était déjà là le pied en appel sur la pédale… de peur de rater le départ !
La météo quoique très chaude était plutôt favorable à la sortie après tous ces jours d’été qui ressemblaient plus à des jours d’automne.
Pour ma part j’étais en terrain connu, nous allions évoluer en grande partie sur les terres des ancêtres de ma belle famille, les Clement et au surplus sur le territoire où j’ai « sévi » une dizaine d’années dans une première partie de ma riche vie professionnelle. Chaque clocher, chaque maison, chaque virage, presque chaque bosquet allaient me rappeler un souvenir.
Attention nous n’étions pas là pour me faire venir la larme à l’œil mais pour pratiquer avec beaucoup de plaisir cette activité dont tous nous avons attrapé le virus et pour sûr aucun vaccin jamais ne nous en guérira.
Après les 10 minutes de grâce pour les échanges et les bavardages, le comptage, nous sommes 8, le top départ est donné avec l’assurance que nous n’avons pas besoin de garde- boue, c’est juré le terrain est sec, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer… l’avenir nous dira le contraire.
Après un peu de macadam nous traversons Petit-Tenquin, puis à travers champs, Josette appelle cela les champsde patates, il faut appuyer dur pour avancer, nous nous dirigeons vers Nelling, traversée de la route Hellimer/Nelling, direction Léning, petite pause pour regrouper la petite bande à l’ombre d’arbres providentiels sous les yeux d’une brave « vieille » à sa fenêtre qui nous prend pour des fous. Je ne vous l’ai pas dit, aujourd’hui nous sommes 3 équipés de montures « électrifiées » et c’est appréciable, on se fatigue mais sans s’épuiser, et croyez moi j’étais fatigué à l’arrivée, mais nous n’y sommes pas encore, et forcément pour ceux qui sont forts en mathématiques, nous étions 5 « musculaires ».

 

Je perds le fil, cette fois ci nous allons aborder la ferme d’Ackerbach (ou ferme Antoine Clement), un tracteur nous cède le passage même si c’est nous qui évoluons sur ses terres et alors que nous commencions à oublier les derniers jours durant lesquels le ciel nous avait gratifiés de précipitations abondantes, tout d’un coup sans prévenir à l’occasion de la traversée d’une petite haie insignifiante la riche terre bien « glaiseuse » est venue nous surprendre. Entre tenter de garder les yeux fixés sur l’écran du garmin (pour les plus studieux et pourquoi ne pas nommer Marc et Daniel) ajuster la force du coup de pédale pour ne pas perdre l’équilibre, tenter de maîtriser les saltos sur un sol de patinoire et se rappeler de son premier brevet de natation à l’abord des plus grosses flaques, c’est un grand art, un art que nous maîtrisons tous avec brio mais personne n’est parfait et parfois cela se termine par un « plouf »
 Au début chacun essaie de préserver son vélo pensant qu’il va s’en tirer et le ramener à la maison dans un état de propreté impeccable, que nenni, très vite les projections s’accumulent sans distinction entre le cavalier et sa monture. Le spectacle ne serait pas complet, à la vue on ajoute les sensations, nous sommes maintenant sur un terrain où « la main de l’homme n’a pas mis le pied » depuis longtemps ! Cela veut dire quoi, eh bien nous sommes au milieu des ronces, des chardons et des orties, les ouille et les aïe fusent pardevant et par derrière ! Les bras et les jambes commencent à prendre des couleurs, du rouge surtout, rapidement nous nous rappelons le discours de nos grand-mères qui louaient les vertus des piqûres d’orties, c’est vrai je vous le jure ça ravigote mais ça ne fait pas mourir… nous l’aurions constaté.

Après le partage de ces « bons » moments avec mes lecteurs je reprends le cours de notre chemin : nous arrivons maintenant au pied de la ferme du « Rothof » ou « ferme rouge », nous franchissons la route de Nancy vers Sarreguemines pour entamer une nouvelle tranche du périple. Je jette un rapide coup d’œil sur le compteur, O déception, nous avons tout au plus parcouru un bon tiers du parcours et la fatigue commence déjà à se faire sentir, les gourdes sont presque vides, les bras et les jambes bouillonnent stimulés par les caresses des orties. Fremestroff est en vue, nous allons en profiter pour nous rendre au cimetière, non, pas pour nous débarrasser des plus fatigués ou du plus vieux (c’est moi) non juste pour remplir les gourdes d’eau.

La halte fut salutaire car ensuite nous avons dû attaquer une forte pente, la redoutable côte de Fremestroff, celle qui mène au château d’eau et dans ces conditions les chiffres du compteur ne défilent pas vite, nous savons que l’objectif est de 55 Km, mais personne ne dit rien, les 3 électriques sont un peu plus chanceux mais souffrent aussi, notre Blanche Neige qui un moment donné faisait mine d’être très fatiguée caracole en tête suivie de ses sept nains en ordre dispersé !

La route est encore longue, le président nous avait prévenus, le circuit est varié, nous abordons maintenant des singles bien techniques, bien glissants et pas tout plats, la vigilance est de mise, il faut rester très concentré, mais cela n’empêche pas toutes les chutes, c’est maintenant mon tour de faire un « roulé/boulé » un vrai modèle, à la manière d’un judoka qui se laisse tomber, en effet aucune douleur et le vélo également s’en tire sans dommages ; quand nous tombons nous pensons toujours en premier à notre compagnon d’aventures, l’état du « bonhomme » ne vient qu’en second lieu. Puis nous perdons Daniel, vérification faite sa roue a percuté une souche bien cachée, la suspension du vélo laisse échapper de l’huile… il est temps de faire le point, nous allons rentrer au plus vite, il est déjà plus de dix huit heures et nous ne sommes qu’à hauteur de Leyviller.

Au bout d’une demi-heure supplémentaire nous apercevons enfin nos voitures et je crois que nous sommes tous d’accord pour rentrer à la maison avant de faire un deuxième tour. Avant d’embarquer dans nos véhicules et de compter les égratignures, les bosses et les boutons, avant d’évaluer la quantité de boue et d’envisager avec appréhension la séance de nettoyage qui nous attend Marc sort la glacière et nous buvons tous ensemble avec satisfaction un pot bien frais.

Cette sensation de liberté, même celle de se faire mal parfois nous fait tellement de bien. Blanche neige, Atchoum, Dormeur, Grincheux, Joyeux, Prof, Simplet et Timide…

A chacun de choisir son personnage… rentrent dans leurs pénates les yeux pleins de rêves prêts déjà à recommencer !!!!!!!!!

 

Guy
   
© Cyclo-club St-Avold 2016