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A l’heure du laitier chacun était encore blotti sous la couette, ou peut-être la chaleur estivale aidant tout simplement serré (serrée) contre sa tendre moitié sous un drap froissé en attendant que le soleil ne se montre de manière un peu plus généreuse.
C’est vrai, même pour les plus éloignés Barst est situé à un jet de pierre, un petit saut de puce ou pour les cyclistes un coup de pédale bien gentil.Et puis promis, juré, 42 km, 420 mètres de dénivelé… une paille, les doigts dans le nez. Pas de stress, c’est Adrien notre ancien qui est aux manettes, Alfred n’a qu’a bien se tenir.
A 8H15 grande effervescence sur le parking de la mairie de Barst, les voitures arrivent.
Cette foule, ce nombre inhabituel de vélos ne manque pas de m’intriguer. Après les différents changements de programme liés à la météo capricieuse nous allons dénombrer 12 participants, voilà même Elisabeth qui arrive directement sur son VTT sans passer par la case voiture, arborant fièrement sa mini-jupe spécial vélo qui met mon cœur en émoi. Attention Elisabeth de ne pas trop en faire, certains de ces Messieurs sont équipés de stents, voire de pacemakers, il ne faudrait pas que les machines s’enrayent.
Et puis j’écarquille les yeux, Martine a emmené Alfred dans sa superbe voiture…                                           
Non !
Non et non, Martine s’est emmenée toute seule avec son superbe vélo à assistance et on va voir ce qu’on va voir.
Christine aussi est là piaffante d’impatience. Nous assistons au retour de Josette remontée par on ne sait quelle drogue. Il semblerait que sa médecine s’appelle Eric, en tout cas superbement efficace !

Après les embrassades et la joie habituelle des retrouvailles Adrien donne le départ, il a décidé aujourd’hui de nous faire visiter la ligne Maginot aquatique. Adrien a bien du mal à conserver la tête de sa petite troupe. Tout de suite les féminines se placent en tête sans vergogne, les mâles s’accrochent fièrement, la lanterne rouge commence à souffrir.

 

Départ en direction de Marienthal, nous traversons la grande route que nous abandonnons immédiatement pour monter sur la berme opposée avant de rejoindre les chemins de champs et l’enchantement. Rapidement nous sommes sur le territoire de Marienthal où ont été aménagés des cheminements en « planches » qui enjambent les marécages envahis de roseaux. Et là c’est une succession de singles, il faut viser juste, les passages entre deux troncs sont étroits, il faut également surveiller de près où on pose ses roues, des racines en tous sens essaient de nous barrer la route, heureusement que le sol est sec, impossible d’imaginer un tel circuit après la pluie.
Nous n’avons que des anciens, des personnes aguerries, seul un nouveau prénom apparaît « Bernard », mais il n’y a que le prénom de nouveau, l’homme est en fait le plus ancien, un sage et il va nous faire un sans fautes durant toute cette sortie, gageons que nous le verrons dorénavant souvent, c’est en tout cas notre vœu à tous.
Ensuite nos roues se dirigent vers Seingbouse, je le sais parce qu’ il est indiqué sur quelques écriteaux « circuit de VTT de Seingbouse », autrement il est très difficile pour moi de me repérer dans un endroit où je n’avais jamais « posé » mes roues. Ce sont toujours des singles avec des petites bosses pas méchantes, aucune longue montée mais des changements de rythme continuels, un sol dur comme du béton, outre les racines, parsemé de rigoles, de rails, d’obstacles, il n’y a que les orties et les ronces qui nous sont épargnées. Adrien a bien fait les choses (contrairement à … suivez mon regard !) il a pris un grand soin de notre bronzage, peut-être une attention pour les jambes de ces dames ;
N’oubliez pas de lui dire merci !
Un moment donné nous arrivons à Hoste où nous longeons l’étang, nous traversons aussi des petits plans d’eau (pas comme le Christ sur la mer rouge), ou plutôt nous empruntons des petites bandes de terre qui serpentent au milieu des « flaques ».
Une petite halte déjà, mais bienvenue, un peu d’histoire auprès d’une casemate de la ligne Maginot aquatique. Les souvenirs de guerre ne nous empêchent pas de faire casse-croûte. Le soleil est maintenant bien haut dans le ciel, la chaleur commence à envahir l’atmosphère, nous serons contents dans quelques instants de rejoindre les sous-bois.
Petit évènement insolite, une barque nous tend les bras. Tous ces petits bonhommes aux couleurs noir, rouge et blanc du cyclo club de Saint Avold embarquent pour Cythère !!!
Pour un si long voyage, au risque d’un naufrage, nous embarquons également nos dames enfin rattrapées. Notre spécialiste photo fixe l’événement sur la « pellicule » des fois que certains ne reviendraient pas.
Et nous continuons mais ne me demandez pas où nous nous trouvons, c’est extrêmement difficile de se retrouver ; Quand on veut vraiment savoir on pose la question à Adrien, il a toujours la réponse. Quant à moi je me contente de penser que nous sommes au paradis. Mais Dieu que c’est dur pour moi aujourd’hui ce paradis.

barst2

N’oublions pas que ce paradis n’est jamais loin de l’enfer. J’exagère… mais j’en viens à regretter les parcours d’Alfred avec des dénivelés impossibles, des montées incroyables, des descentes de Rocky mountains !
Personne pour me chouchouter, ces dames je vous l’ai dit sont toujours devant, Alfred lui s’arrêtait, il nous tendait les bras pour amortir les chutes.
Le monde est compliqué : à la manière de Cadet Rousselle « et ce qu’il veut il ne l’a pas, et ce qu’il a il n’en veut pas » … la conclusion est quand même positive « Cadet Rousselle est bon enfant ».
A propos, pas une chute,
au fait j’y pense, pas une crevaison non plus, les élèves ont suivi la leçon du maître.
Nous avons quand même parcouru un cumul de 42Km X 12 = 504Km.
Je ne peux m’empêcher de me remémorer notre dernière sortie à Beaufort au Luxembourg où l’un des plus éminents membres du groupe avait crevé deux fois faisant baisser la moyenne, il était là aujourd’hui mais je ne citerai pas de nom.
Et puis notre périple se poursuit, dans le désordre, nous faisons quasi un tour complet de l’étang de Rémering, du moins je crois que c’est Rémering, nous apercevons un village un peu plus loin dans un creux, il s’agit de Leyviller, un vrai village de carte postale avec son clocher qui se découpe sur l’horizon.
Je pourrais continuer à disserter longuement de la sorte. Mais le principal reste à venir, Adrien perpétue la tradition bien établie maintenant : après la sortie « on se fait » un restau ».
Avant cette ultime étape nous arrivons à la table d’orientation de Barst. Bel endroit que je conseille à chacun de visiter. Nous sommes face au Donon, nous apercevons également le Dabo. A l’horizon se découpent toutes les courbes, les bosses et les sommets vosgiens, de quoi fantasmer pour ceux qui préfèrent « la nature verte » à la mini-jupe.
Maintenant se déroule devant nous un large boulevard descendant, Barst est là bas, en bas, nous arrivons, peut-être était ce un peu trop tôt, je dirais plutôt que c’était un coup monté ; Adrien bifurque à droite, nous plongeons le long des anciennes tranchées de la guerre, et là en bas nous pouvons admirer un vestige de la guerre mondiale, un char en superbe état !
Cela valait le détour.
Enfin, dernière montée, nous tenons « la quille » Le parking est là sous nos pneus. Les cloches de l’église sonnent midi.
Tu vois Adrien, là encore tu étais le meilleur.
DEUXIEME MANCHE : Le repas.
Adrien, toujours lui, nous a retenu un super-repas complet tout compris à l’auberge de la forêt à St-Avold et sur terrasse SVP. C’est presque l’homme parfait, il faut tous le dire à sa femme Christiane car elle est la seule à ne pas le savoir. Il faudra que les prochains temps elle se sacrifie pour nous prêter encore plus son Adrien.
Au restaurant à St-Avold nous avons eu du nouveau. Deux femmes nous ont rejoints. A la place de certains je me sentirais sous surveillance. A notre grand plaisir et à celui d’Alain qui nous a fait l’honneur de nous rejoindre également, Adrien était doublement « coaché » on lui avait délégué sa petite fille : une adorable miss, Mélanie. Alain a même suggéré de lui donner des leçons sur I PHONE !!
Quelle belle journée, bravo les dames, merci Adrien.

Guy
   
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